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Mbagnick Diop PDT MEDS devoile les chiffres cles des startups : « Plus de 600 millions de dollars levés par les startups sénégalaises » : « Plus de 600 millions de dollars levés par les startups sénégalaises »

La 8e édition du salon AFRITECH 4.0 s’est tenue jeudi 16 avril 2026 à Dakar autour du thème :  “Construire ensemble la souveraineté numérique de l’Afrique”

Le président du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS), Mbagnick Diop, a souligné, jeudi, à Dakar, la nécessité pour les pays africains de maîtriser les technologies de rupture, afin de préserver leur souveraineté et de peser dans les équilibres économiques mondiaux. In extenso son discours.

Monsieur   le   Ministre   de   l’Emploi,   de   la formation

Professionnelle & Technique,

Monsieur le Président du Haut Conseil du Dialogue Social,

Monsieur le Président du Jury,

Honorables invités en vos qualités, titres et grades, Mesdames, Messieurs les membres du Jury,

Chers startuppers, chers experts, chers entrepreneurs, Mesdames, Messieurs,

C’est avec un immense honneur et une réelle fierté que nous nous retrouvons aujourd’hui à Dakar pour célébrer ensemble la 8e édition du Salon des Startups AFRITECH 4.0, un rendez-vous désormais incontournable de l’innovation, de la créativité et de l’audace entrepreneuriale au Sénégal et en Afrique.

Depuis 2018, AFRITECH s’est progressivement imposé non pas seulement comme un événement, mais comme un véritable espace stratégique où se rencontrent les idées, les  talents,  les  capitaux  et  les  visions.  Ce  que  nous célébrons aujourd’hui dépasse le cadre d’un salon ; nous célébrons une dynamique, une transformation profonde, une trajectoire collective qui inscrit le Sénégal dans le mouvement irréversible de l’économie numérique mondiale.

Car il faut le dire avec clarté : le monde a changé, et il continue de changer à une vitesse inédite dans l’histoire de l’humanité. Nous sommes désormais dans une économie où la rapidité des transformations redéfinit les équilibres, où la connectivité abolit les frontières, où l’immatériel prend le pas sur le matériel, et où l’innovation devient la première source de création de richesse. Dans cet environnement, les nations qui réussissent ne sont plus celles qui disposent uniquement de ressources naturelles, mais celles qui savent mobiliser l’intelligence, structurer l’innovation et valoriser le capital humain.

C’est  précisément  cette  conviction  qui  guide  depuis longtemps l’action du Mouvement des Entreprises du Sénégal. Bien avant les cadres juridiques et les politiques publiques actuelles, nous avions compris que la transformation digitale ne relevait pas d’un choix parmi d’autres, mais d’une exigence stratégique. Aujourd’hui plus que jamais, elle s’impose comme une condition essentielle de notre souveraineté économique, de notre compétitivité et de notre capacité à peser dans les équilibres internationaux.

Les résultats que nous observons aujourd’hui viennent confirmer la pertinence de cette vision. Plus de 600 millions de dollars levés par les startups sénégalaises, près d’une centaine d’investisseurs mobilisés autour de notre écosystème, une reconnaissance croissante de notre pays comme un hub technologique en Afrique de l’Ouest : ces performances sont remarquables et doivent être saluées à leur  juste  valeur.  Elles  traduisent  l’énergie  de  notre jeunesse,  la  qualité  de  nos  talents  et  la  crédibilité progressive de notre environnement entrepreneurial.

Mais en même temps, ces résultats doivent nous inviter à plus d’exigence. Car ils ne constituent pas un aboutissement, mais un point de départ. Ils nous obligent à changer d’échelle, à passer d’un écosystème prometteur à un système pleinement structuré, capable de produire massivement de la valeur, de créer des emplois qualifiés et de conquérir durablement les marchés internationaux.

C’est pourquoi notre responsabilité collective est aujourd’hui engagée. Elle consiste à créer les conditions concrètes de cette montée en puissance. Cela suppose d’abord d’améliorer l’accès au financement, en développant des instruments adaptés à la réalité des startups africaines, en mobilisant davantage de capital- risque local et en construisant des passerelles solides avec les investisseurs internationaux. Cela suppose également de renforcer nos infrastructures numériques, de diffuser l’innovation dans l’ensemble de nos territoires, et de structurer de véritables pôles régionaux capables d’irriguer notre économie au-delà des grands centres urbains.

Mais au-delà des infrastructures et des financements, il y a une dimension encore plus déterminante : celle de la maîtrise technologique. Les grandes transformations en cours reposent sur des technologies de rupture qui redessinent les équilibres économiques et géopolitiques mondiaux. L’intelligence artificielle, le Big Data, la cybersécurité, la blockchain, l’Internet des objets ou encore les technologies immersives ne sont pas de simples innovations techniques ; elles constituent les fondations des puissances de demain. Dans ce contexte, il faut avoir le courage de le dire : un pays qui ne maîtrise pas ces technologies s’expose à une dépendance accrue, tandis qu’un pays qui les maîtrise se donne les moyens d’exister, de décider et d’influencer.

C’est dans cet espace que se joue désormais l’avenir de nos économies, et c’est dans cet espace que votre génération, chers startuppers, est appelée à prendre toute sa place. Vous êtes les porteurs d’une Afrique qui refuse la fatalité, qui refuse la marginalisation et qui choisit résolument l’innovation comme levier de transformation. Vous incarnez une nouvelle manière de penser, d’entreprendre et d’agir, une manière qui ne se limite plus aux frontières nationales, mais qui s’inscrit d’emblée dans une dynamique globale.

Cependant, cette ambition exige des qualités particulières. Elle exige de l’audace pour oser, de la résilience pour résister aux échecs, et de la vision pour anticiper les mutations. Elle exige aussi une capacité à travailler ensemble, à créer des synergies, à bâtir des écosystèmes solides et durables. Car aucun acteur, aussi brillant soit-il, ne peut réussir seul dans un environnement aussi compétitif.

C’est précisément pour accompagner cette dynamique que le MEDS s’est engagé depuis plusieurs années à structurer des outils adaptés, à travers notamment le Cercle des Jeunes Entrepreneurs 4.0, le FOGACIM pour faciliter l’accès au financement, et bien entendu AFRITECH, qui constitue aujourd’hui une véritable plateforme d’accélération pour l’ensemble de l’écosystème.

Notre ambition est claire et assumée : faire d’AFRITECH le plus grand rendez-vous de l’innovation technologique en Afrique de l’Ouest, un espace capable de rassembler des milliers de startups, des investisseurs de premier plan et des partenaires internationaux, afin de positionner durablement le Sénégal comme un acteur central de l’économie numérique africaine.

Mais au-delà de cette ambition événementielle, c’est une vision beaucoup plus large que nous portons. Une vision qui interroge directement notre capacité à construire une souveraineté  numérique  africaine.  Car  derrière  les plateformes, derrière les algorithmes, derrière les infrastructures, se posent des questions fondamentales : qui contrôle les données, qui maîtrise les outils, qui capte la valeur ? Ces questions ne sont pas techniques, elles sont profondément stratégiques. Et la réponse que nous y apporterons déterminera notre place dans le monde de demain.

C’est pourquoi nous devons collectivement faire le choix de l’exigence, de la rigueur et de l’ambition. Le choix d’investir dans la formation, dans la recherche, dans l’innovation. Le choix de soutenir nos entrepreneurs, de protéger nos intérêts et de valoriser nos talents. Le choix, enfin, de croire en nous-mêmes et en notre capacité à écrire notre propre trajectoire.

Je voudrais, à cet instant, adresser mes sincères remerciements aux autorités de l’État pour leur accompagnement constant. L’occasion de rendre un hommage appuyé à notre ami et frère M. Moustapha Njekk SARRE Ministre de l’emploi et de la Formation Professionnelle et Technique.

J’associe aussi à cet hommage, notre frère le Président DIANTE qui depuis son avènement à la tête du HCDS accompagne le MEDS dans ses multiples activités.

Nous confondons dans ces remerciements nos partenaires nationaux et internationaux pour leur confiance, au comité d’organisation pour son engagement remarquable, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs de l’écosystème qui contribuent, jour après jour, à faire vivre cette dynamique.

Je veux également m’adresser directement à vous, chers startuppers. Ce salon est le vôtre. Vous en êtes l’âme, vous en êtes la raison d’être. À travers les prix qui seront décernés — le Prix du 4.0, le Prix de l’Innovation digitale, le Prix Optima et les prix d’encouragement — nous ne faisons pas seulement reconnaître des performances, nous célébrons des trajectoires, des visions et des engagements.

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes à un moment charnière de notre histoire. Un moment où tout reste possible, à condition de faire les bons choix, au bon moment, avec la bonne détermination. Le Sénégal et l’Afrique ont les talents, les ressources humaines et l’énergie nécessaires pour réussir cette transformation. Ce qui est attendu de nous aujourd’hui, c’est de transformer ce potentiel en puissance réelle.

Le temps de l’hésitation est derrière nous. Le temps de l’action s’impose à nous. Et c’est ensemble, avec lucidité, avec ambition et avec confiance, que nous devons construire cette nouvelle étape de notre développement.

Vive AFRITECH,

Vive l’innovation africaine,

Vive le Sénégal souverain, audacieux et tourné vers l’avenir.

Je vous remercie de votre aimable attention.

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